Photos des Armes et Nom des Armes Allemande

 Kar98K

Le fusil KAR 98, a été créé, comme son nom l'indique, en 1898 par l'ingénieur allemand Paul Mauser et d'entrée, il attire les regards de nombreuses nations qui achètent cette arme, comme l'Espagne, la Chine ou encore la Belgique.

Immédiatement après sa création en 1898, le fusil K98, devent l'arme standard de la Whermacht, l'armée de terre de l'Empire allemand. Les usines Mauser mettent au point en 1935 une nouvelle version du fusil, dénommée K98 k, k pour Kurz (court en allemand). En effet, cette dernière version est plus courte que le K98 standard, utilisé pendant la Première Guerre Mondiale.

Tous les soldats allemands qui se sont entrainés avant et pendant la Seconde Guerre Mondiale l'ont été avec ce fusil.

Tout comme le Lee Enfield Mark 1 n°4, le K98 k pouvait être modifié afin de servir d'arme de tireur de précision, en y ajoutant une lunette de tir. Il était également possible de transformer ce fusil pour qu'il serve de lance-grenade.

Le Mauser KAR 98 k a été l'arme de référence de toute l'armée allemande, qui a été le plus souvent l'unique fusil des soldats pendant toute la durée du conflit. Son prix était à ce moment de 70 marks par unité.
Fiche technique du fusil Kar 98 k Mauser

Pays créateur/utilisateur : Allemagne
Dénomination : K98k
Production totale : 2 769 533 d'unités pendant la Seconde Guerre Mondiale, 14 millions d'unités au total.


Mode de tir : manuel par culasse mobile Mauser
Calibre : 7,92 mm
Chargeur : 5 balles
Portée pratique : 400 m
Portée utile : 2000 m
Portée maximale : 4000 m
Cadence de tir : 15 coups/min


Masse : 3,92 kg
Longueur : 1101 mm


 Gewehr 43

Le fusil Gewehr 41 en mode de tir semi-automatique entre en dotation dans l'Armée allemande en 1941. Il est chargé d'augmenter la cadence de tir des compagnies allemandes qui sont principalement dotées à ce moment de fusils Mauser 98, au mode de tir manuel par culasse.

En 1943, les ingénieurs allemands décident de créer une version modernisée du fusil semi-automatique Gewehr 41, dénommée 43, qui est produite à un nombre assez important.

Le K43 est doté d'un rail sur la surface supérieur de l'arme, qui permet d'installer une lunette téléscopique, servant ainsi de fusil de précision pour les tireurs d'élite opérant dans les groupements de combats. Le mode semi-automatique du Gewehr 43 permet aux forces allemandes de disposer d'une arme à bonne cadence de tir, à l'image du fusil US M1 Carabine américain.
Fiche technique du fusil Gewehr 43

Pays créateur/utilisateur : Allemagne
Dénomination : 43


Mode de tir : semi-automatique
Calibre : 7,92 mm
Chargeur : 10 balles
Portée : 800 m
Cadence de tir : 30 coups/min


Masse : 4,27 kg
Longueur : 1115 mm


 MP40

Le MP40Le Maschinenpistole 40, couramment appelé MP40, est un pistolet mitrailleur, successeur du Maschinenpistole 38 (les chiffres correspondant aux deux derniers chiffres de leurs dates d'adoption respectives, durant le XXe siècle). Il fut conçu à partir du MP38 afin de réduire le coût de production, comme l'a été la MG42 par rapport à la MG34. Plus de 1,2 million de MP40 et MP38 seront produits durant la Seconde Guerre mondiale.

Conception
Les soldats alliés surnommèrent cette arme « Schmeisser », en référence au concepteur d'armes allemand Hugo Schmeisser qui était à l'origine du MP18 du conflit précédent. En réalité, les MP38 et MP40 furent conçus par Heinrich Vollmer à l'usine d'armement Geipel de Erfurt (Erfurter Maschinenfabrik Geipel ou ERMA). Celui-ci se basa sur le MP36 développé et produit quant à lui par Schmeisser. Le MP40 a été fabriqué dans les usines ERMA, ainsi que par la firme Haenel à Suhl et la firme Steyr en Autriche, où la production de MP40 fut la plus importante et s'est poursuivie jusqu'en octobre 1944. Au total, entre 746.000 et 1.100.000 pièces furent produites.

Conception
À la fin des années 1930, la production en grand nombre du MP38 pour la Wehrmacht fut lancée, après que son utilité fut clairement démontrée lors de la guerre d'Espagne. On prévisit dès le début sa production en grande nombre pour en réduire les coûts. Vollmer renonçant au bois, lourd et coûteux, le MP38 devint la première arme au monde à être dotée d'une crosse clipsable en acier. Il répondait ainsi bien aux exigences de la Wehrmacht pour la Blitzkrieg à venir.

La fabrication du MP38 se réalisait principalement par façonnage, ce qui demandait donc à la fois une main d'œuvre qualifiée et des matériaux de premier choix. Il en résultait donc des surcoûts si l'on voulait aboutir à une réalisation réellement de qualité. La production fut par la suite grandement accélérée et facilitée lors de l'introduction de techniques industrielles comme l'emboutissage des tôles ou le soudage par points. Malgré la standardisation des procédés, les coûts de fabrication de l'arme, désormais appelée MP40, restèrent néanmoins légèrement supérieurs à ceux du MP38. Les économies en termes de matières premières restaient également minimes. Néanmoins, les cadences de productions purent être grandement augmentées.

Le design du MP38/40 était, comparativement aux pistolets mitrailleurs construits jusqu'alors, innovant et peu conventionnel. La plaque d'épaule en acier clipsable rendait l'arme très maniable. La Bakélite, économique et plus facile à mettre en œuvre, fut employée pour la carcasse et la poignée en remplacement du bois. Le lourd appareillage de visée participait à l'équilibre global de l'arme, la rendant très maniable. Comme l'arme ne diposait que d'une position de tir "en rafales" (pas de sélecteur de tir), c'était une condition nécessaire pour que le tireur puisse être capable après un temps relativement court d'être également précis lors d'un tir au coup par coup.

Le MP40 est doté d'un ergot appelé "nez" sous le canon destiné à prendre appui sur le rebord de la carrosserie des véhicules pour stabiliser le tir (caractéristique déjà observée sur certaines armes très anciennes dites de rempart). Cela permettait d'éviter que le recul de l'arme ne renvoie le tireur à l'intérieur du véhicule.

Le chargeur de 32 balles constituait un point faible de l'arme. A l'intérieur, les balles y sont stockées sur deux rangs, alors que l'approvisionnement de l'arme se fait sur une seule file, par le haut du chargeur. Lors de la réunion des deux files en une seule, il était fréquent que les balles se collent (à cause de poussières) ce qui provoquait l'enrayement de l'arme. L'innovation apportée sur une version ultérieure (MP40/1) où le logement du chargeur était nervuré n'apporta pas une grande satisfaction.

Un problème de sécurité existait au début avec l'obturateur entre le chargeur et la chambre. Il n'était pas possible de le verrouiller, et lors d'un choc sur l'arme, une balle pouvait entrer dans la chambre sans que cela ne soit souhaité. Le coup pouvait alors partir sans coup férir. Ce déficit a été comblé au moyen d'un dispositif de verrouillage, introduit en série à partir de 1941. Généralement, les vieux MP38 et MP40 furent rééquipés de ce dispositif.


Evolutions
Lors de l'opération Barbarossa, la rencontre avec le PPSh-41 soviétique et son chargeur camembert de 71 coups conduisit à la version MP40/2, équipée d'un double accueil pour magasins. Après que le premier chargeur avait été vidé, celui-ci pouvait être retiré de son logement d'une simple poussée. Ainsi, pas moins de 64 coups pouvaient être tirés sans recharger. Néanmoins, sa construction compliquée empêcha sa production en masse.

Hugo Schmeisser conçut quant à lui pendant la guerre le MP41. Cette arme était constituée du corps et la culasse du MP40 (ce qui le rendait techniquement parlant pratiquement identique) et d'une plaque d'épaule en bois et du mécanisme de mise à feu du MP28. Le MP41 fut surtout produit à l'exportation et pour les unités de police.


Dotation
Le MP38 était tout d'abord destiné aux équipages de véhicules blindés, mais sa maniabilité en a vite fait l'arme de toutes les formations armées, même les équipages des U-Boot. Avec cette arme relativement compacte pour l'époque, une petite unité de combat pouvait développer une puissance de feu relativement importante. Le MP38/40 est considéré comme l'arme substancielle de l'infanterie allemande. Ainsi, dans de nombreuses productions hollywoodiennes, cette arme est surreprésentée parmi les soldats allemands en comparaison avec les faits historiques. Les MP40 étaient généralement distribués aux chefs d'escouades et aux chefs de pelotons, tandis que le reste de la troupe luttait avec des Mauser Karabiner 98k. A l'automne 1939, lors de l'attaque de la Pologne, la Wehrmacht s'était vue attribuer 8.773 MP38. Jusqu'à l'introduction du MP40, pas moins de 40.000 unités en avaient été produites.


Accessoires
Chaque arme est dotée de six chargeurs. A cet effet, chaque soldat possédait deux pochettes de trois chargeurs, une à droite et une à gauche. L'outillage nécessaire au garnissage des chargeurs quant à lui se trouvait dans une petite sacoche supplémentaire sur la cartouchière gauche. Dans des cas bien spécifiques, le MP40 était également accompagné d'un silencieux.


Comportement au combat
Sa portée effective maximale atteint 200 mètres. Sa cadence de tir modérée de 400 à 500 coups par minute le rendait plus contrôlable que certaines autres armes semblables. Il était équipé d'une crosse métallique pliante. L'absence de garde au niveau de la poignée avant (en fait le chargeur) était son principal défaut. Les soldats se brûlaient souvent les mains après un tir nourri.

D'une portée efficace d'une centaine de mètres, c'était un avantage indéniable sur le Thompson américain dont la portée n'excédait guère cinquante mètres. Il se trouvait en revanche plutôt dépassé par les pistolets mitrailleurs soviétiques tels le PPSh-41 ou le PPS-43, chambrés dans un calibre plus puissant. Tandis que sur le front de l'Ouest, les Américains avaient tendance à préférer le MP40 à leur Thompson, les Allemands utilisaient sur le front de l'Est les PPSh-41 soviétiques.


Imitations
Le MP40 a servi de modèle à bon nombre d'armes ultérieures, notamment des pistolets mitrailleurs automatiques. Notons parmi celles-ci :

Le Carl Gustav M/45 suédois (à partir de 1945)
Le Zastava M56 yougoslave (à partir de 1956)
Le BD-38 automatique allemand (à partir de 2005)
Pour la construction du M3A1 Grease gun amméricain (à partir de 1942), certains détails constructifs furent repris tant sur le MP40 que sur la Sten anglaise.
D'autre part, les armes que les Alliés envoyaient aux différents groupes de résistants en Europe occupée étaient souvent finalisés de manière à ce qu'ils puissent utiliser les munitions des MP40 (9 mm Parabellum) prises à l'ennemi. C'était notamment le cas de la Sten ou du United Defense M42 américain.


Après guerre
Après la Seconde Guerre mondiale le MP40 servit en Palestine, où une grande quantité d'armes prises sur l'ennemi furent stockées dans les arsenaux de la future armée israélienne. Jusqu'en 1956, le MP40 fut l'arme officielle des parachutistes israéliens. En 1999, lors de la guerre du Kosovo, de nombreux exemplaires de ces véritables antiquités réapparurent étonnamment.


STG44

Le Sturmgewehr 44 ou Stg 44 fut le premier fusil d'assaut, inventé par les Allemands

Les armes d'épaule individuelles utilisées par les fantassins de 1939 à 1945 étaient soit des pistolets-mitrailleurs soit des fusils. Le StG 44 combinait les avantages de ces deux types d'arme : il était capable de tirer en rafale ou au coup par coup, ce qui faisait de lui le premier fusil d'assaut.

Afin de ne pas répéter les erreurs commises avec le FG-42, il fut chambré pour 7,92 mm Kurz (courte), une munition de fusil d'une puissance réduite mais qui restait très nettement supérieure à celle utilisées par les pistolets-mitrailleurs. Ce principe sera repris après la guerre avec succès par l'URSS pour le célèbre AK-47. Il offrait une bonne précision et une portée suffisante pour la majorité des échanges de tirs et sa fabrication par estampage de feuilles de métal était peu onéreuse.

Les prototypes de l'arme furent désignées MKB 42H et MKB42W en fonction du constructeur, H pour la firme Haenelet W pour celui construit par la firme Walther. Il fut ensuite utilisé en très petite quantité sur le front Est à partir de 1943 sous la dénomination MP 43, la désignation MP (Maschinen Pistole) désignant normalement les pistolets mitrailleurs avait été adoptée pour ne pas froisser Adolf Hitler qui ne jurait que par ce type d'arme. En fait, le Fürher eu connaissance de l'existence de cette arme en lisant les rapports de terrain qui ne venaient pas de ses subordonnées immédiats. Ces rapports demandaient notamment quand cette arme appréciée serait massivement disponible. Ces notes positives convainquirent Hitler que l'adoption d'un nouveau calibre en valait la peine. Sa fabrication en série fut alors autorisée à partir de 1944, il changea alors de nom pour StG 44 (Sturmgewehr 44, littéralement fusil d'assaut 44), et fut massivement utilisé lors de la Bataille des Ardennes où il démontra une redoutable efficacité.

Cette arme, première de sa catégorie, n'était pourtant pas exempte de défaut. Elle était particulièrement lourde, inconfortable à tirer depuis une position allongée, présentait une certaine fragilité au niveau de la crosse, avait tout de même un fort recul et le canon pouvait devenir chaud (l'arme était alors souvent prise par le chargeur). 500 000 exemplaires furent produits, dont quelques-uns furent employés après la guerre en Allemagne de l'Est.
Calibre : 7,92 mm Kurz
Longueur : 94cm
Longueur du canon : 41,9cm
Poids chargé : 5,22kg
Cadence de tir : 500 coups/minute
Capacité : 30 coups


 

Panzerschreck

PanzerschreckLe Panzerschreck (RPzB 43 ou Raketen Panzerbüchse 43) est la version allemande du Bazooka.

En 1943, les troupes allemandes qui combattent les soldats américains en Afrique du Nord capturent de nombreux exemplaires du Bazooka.

Ne disposant à l'époque que du Panzerfaust 30 à usage unique pour 30 m de portée (le Panzerfaust 60 étant encore à l'étude), les militaires allemands décidèrent de se doter d'un lance-roquettes capable d'être utilisé plusieurs fois, à l'image du "Bazooka" américain.

Le premier prototype du Raketen Panzerbüchse 43, surnommé "Panzerschreck" ("la terreur des chars"), sera produit en 1943. Puis le modèle sera fabriqué à une plus grande échelle et entrera en dotation la même année dans l'Armée allemande, où il équipera les unités anti-chars.

Redouté par les équipages de chars Alliés, ce lance-roquettes RPzB 43 "Panzerschreck" fonctionne comme son homologue américain grâce à un mécanisme de tir électrique.


Fiche technique
Nationalité : Allemagne
Dénomination officielle : RPzB 43
Mode de tir : coup par coup
Calibre : 88 mm
Portée utile : 220 m
Cadence de tir : 2 coups/min
Masse : 9,25 kg / 11 kg avec bouclier
Longueur : 1640 mm

 


 

 

 

Stielhandgranate 24

 

 

Grenade
La Stielhandgranate allemande, souvent appelée la "potato masher" était basée sur le souffle plutôt que la fragmentation pour son effet. Elle est composée d'une poignée en bois creuse attachée à une tête mince de métal en feuilles qui contient la charge explosive. Pour activer la grenade, on doit dévisser un couvercle en métal à l'extrémité de la poignée, et tirer sur une perle de porcelaine. Bien que les grenades alliées à fragmentation s'avérèrent plus mortelles, les Stielhandgranates allemandes pouvaient être jetées beaucoup plus loin, grâce à la puissance que la poignée en bois leur fournissait.

Stielhandgranate 24

Spécifications techniques
Fonctionnement Dégoupillez et lancez !
Explosif 165 g de TNT
Delai retard 4-5 sec
Portée 35 m
Masse 480 g
Longueur 35,6 mm

 

 

 

Luger P08:

Luger P08
Le Luger 1900 Suisse en calibre 7,65 mm Parabellum, ancêtre du P08
Le P08 en calibre 9 mm ParabellumLe Luger Parabellum est l'un des tout premier pistolets semi-automatiques et sans doute le premier ayant connu une large diffusion. Développé en 1898 par Georg Luger à partir du pistolet Borchardt, cette arme sera utilisé tout à la fois au cours de la première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été produite et mise en service dans plusieurs pays en tant qu'arme réglementaire (Allemagne et Suisse par exemple). En France, elle équipa la Gendarmerie, l'Armée de terre et la Préfecture de Police de Paris, entre 1945 et 1955. Les 5000 armes francaises comme les Walther P38 utilisés dans les mêmes conditions, venaient des Usines Mauser alors occupées.

Le nom Parabellum vient du latin Si vis Pacem, Para bellum, qui veut la paix prépare la guerre. Il sera initialement chambré en 7,65 mm Parabellum, munition directement dérivée du 7,65 mm Borchardt utilisée par le pistolet Borchardt. Son chambrage sera ultérieurement modifié afin de permettre l'utilisation d'une balle d'un calibre supérieur, le 9 mm Parabellum, la munition d'arme de poing la plus répandue depuis. Le deux calibres cohabiteront (l'armée Suisse utilisa le Luger 1900/1906 chambré en 7,65 mm Parabellum, plusieurs fois modifié et remplacé en 1949 par le Sig P210).

Le modèle standard de l'armée allemande est adopté sous le nom de P08 correspondant au modèle de 1908 chambré en 9 mm Parabellum et doté d'un canon de 10,2 cm (simplifié en 1914 devenant le P08/14). Le modèle produit pour la marine (de 1904 à 1918) a un canon de 15,2 cm, 20,3 cm pour celui destiné aux artilleurs. Les modèles commerciaux présentent des canons s'échelonnant de 9,8 cm à 35 cm pour une versions carabine munie d'une crosse détachable.

Le Luger Parabellum, s'il était une arme confortable, précise (dans la limite de la précision d'une arme dépourvue d'instruments de visée réglables) et relativement fiable pour son époque restait chère à produire et capricieuse en comparaison des modèles développés à sa suite tels le Browning Hi-Power ou le P38.

Si le Luger n'a pas subi de modification majeure durant sa carrière, il n'en va pas de même pour la munition de 9 mm Parabellum developpée pour cette arme. L'extension de l'utilisation de cette cartouche pour des pistolets mitrailleurs (comme la MAT 49 en France, la Sten britannique ou le Uzi israélien) aux mécanismes plus lourds a nécessité un chargement plus musclé de la munition. Dans bien des cas, le chargement des munitions actuelles dépasse les capacités du fragile mécanisme "à genoux" du Luger. Avis aux tireurs collectionneurs.

Le Luger Parabellum est définitivement devenu une pièce de collection à partir des années 1950.

 

 

Walter P38:

 

Le Walther P38 calibre 9 mm

Adopté en 1938,le Walther P38 est un pistolet utilisé par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.


Histoire
Développé dans le courant des années 1930 pour remplacer le célèbre Luger P08 vieillissant, il est l'héritier du protype AP (Armee Pistol) développé en 1936. Les commandes de la Wehrmacht furent livrées par Walther mais aussi par Mauser et Spreewerke.

Après 1945, il fut utilisé comme arme semi-réglementaire par la France (Police, Armée, Gendarmerie), la Yougoslavie, le Portugal, l'Autriche, Israël, l'Albanie, la Norvège et la Tchécoslovaquie.

Particulièrement précis et fiable et d'un usage confortable pour son époque, il a été produit après la guerre en utilisant un alliage d'alluminium et commercialisé sous le nom de Walther P1 (modèle réglementaire de la Bundeswehr entre 1957 et 1995, remplacé par le HK P8).


Fiche technique P38/P1
Calibre : 9 mm Parabellum, 7,65 mm Parabellumet 22 Long Rifle(P1)
Longueur : 21,8cm
Longueur du canon : 12,4cm
Poids non chargé : 0,879kg (0,772kg pour le P1)
Poids chargé : 1,077 (0,977kg pour le P1)
Capacité : 8 coups

 

 

 

FG42:

Le FG-42 (Fallschirmjägergewehr 42) est un fusil mitrailleur qui fut exclusivement conçu pour les troupes aéroportées allemandes, les Fallschirmjäger, pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette arme comparable au fusil mitrailleur Browning BAR M1918 américain s'en distinguait par son poids inférieur et son emploi : il était directement destiné au combat comme arme principale alors que le BAR était une arme de soutien.

L'objectif était de compenser les petits effectifs des parachutistes par nature déployés en territoire ennemi par une puissance de feu supérieure. La Luftwaffe avait expressément demandé l'utilisation de la 7,92 x 57mm, une munition de fusil également utilisée sur le K 98k alors que les constructeurs auraient préféré la 7,92 mm Kurz dont la puissance inférieure semblait mieux adaptée au tir automatique. Trop léger pour un fusil mitrailleur, le FG-42 souffrait de façon accentuée du défaut des fusils mitrailleurs : son tir automatique était peu contrôlable même avec le bipied en raison d'un recul excessif et ses chargeurs n'offraient que 20 coups seulement. Cette arme qui était en outre chère à produire ne fut copiée après guerre que pour la mitrailleuse Saco M60 qui fut elle aussi loin de constituer un succès technique.

Équipé d'un chargeur placé sur le côté, d'un bipied et d'une baïonnette fixe repliable sous le canon, deux versions furent produites. Le modèle F apparu en 1942 était relativement léger et doté d'une cadence de tir plus importante. Son bipied fixé devant la garde, sa crosse d'épaule était en métal estampé et sa poignée présentait un angle très important pour faciliter le tir vers le sol pendant la descente en parachute. Le modèle G destiné à rattraper les lacunes du premier modèle était plus lourd et sa cadence de tir était réduite. Doté d'une crosse en bois, d'un bipied fixé au bout du canon et plus long de 25mm et sa poignée était conventionnelle. Ces modifications ne furent néanmoins pas suffisante pour résoudre ses défauts.

L'emploi de cette arme en fait le tout premier fusil d'assaut, elle demeure pourtant techniquement un fusil mitrailleur et remplira en définitive très mal la fonction qu'on lui avait assigné. C'est pour cette raison que le Sturmgewehr 44 est plutôt considéré comme le premier fusil d'assaut digne de ce nom et le FG-42 constituant plutôt un ancêtre de ce type d'arme.


Caractéristiques
Calibre : 7,92 x 57mm
Longueur : 93,7cm (F) ; 106,6cm(G)
Longueur du canon : 50,8cm (F) ; 52,5cm (G)
Poids non chargé : 4,38kg (F) ; 5,05kg (G)
Cadence de tir : 900 coups/minute (F) ; 600 coups/minute (G)
Capacité : chargeurs de 10 et 20 coups

 

MG42:

 

Maschinengewehr 42
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Une MG74 autrichienne moderneLa Maschinengewehr 42 allemande, plus connue sous son code de nomenclature MG42, est considérée comme l'une des meilleures mitrailleuses de la Seconde Guerre mondiale. Les premières armes arrivèrent dans les unités au cours de l'année 1942. Elle fut largement utilisée par l'infanterie de la Wehrmacht, pendant la deuxième moitié de la Seconde Guerre mondiale et ses dérivés modernes, chambrés en 7,62 OTAN sont encore en service dans de nombreux pays.

Histoire
L'armée allemande lança la conception du MG42 pour pallier le principal défaut de sa mitrailleuse précédente, la MG34. Celle-ci, bien que très efficace et polyvalente, avait un coût de fabrication trop élevé pour une nation en guerre, et exigeait beaucoup de matériaux et de main d'œuvre spécialisée car intégrait un nombre important de pièces requérant un usinage de précision. Metall und Lackierwarenfabrik Johannes Grossfuss AG, des spécialistes du métal embouti, furent chargés du développement de la nouvelle arme en 1939. Le principe du court recul du canon déjà en vigueur sur la MG34 fut conservé avec un accélérateur de recul faisant aussi office de cache-flamme en bout de canon. Mais le mécanisme de verrouillage de la culasse fut repensé en utilisant le brevet du polonais Edward Stecke. Il utilisait deux galets situés dans la tête de culasse qui étaient poussés contre le canon pour verrouiller l'ensemble. Durant le recul ils étaient écartés, séparant le canon et culasse. Le chargeur d'assaut de son prédécesseur et sa fixation furent abandonnés pour simplifier l'ensemble. La méthode de fabrication s'inspira de celle du MP-40, avec un recours important à l'estampage et à l'assemblage par soudure, le montage étant réalisable dans des ateliers de mécanique standards (selon un mode de production déjà mis en œuvre pour le Chauchat). Le modèle créé, appelé MG39, était encore assez similaire à la MG34 mais sa construction requérait deux fois moins de temps (75 heures au lieu de 150) et moins de métal. Son prix de revient était de 250 Reichsmark contre 327. L'étude fut poursuivie pour améliorer encore l'arme, le sélecteur de tir fut lui aussi abandonné et la construction encore simplifiée. Cette version fut officiellement adoptée par la Wehrmacht sous le nom de MG42. Au moins quatre sociétés furent chargées de la fabrication en série : Grossfuss, Mauser-Werke, Gustloff-Werke et Steyr-Daimler-Puch. Dès 1942 17 915 exemplaires furent construits, 116 725 suivirent en 1943, 211 806 en 1944 et 61 877 en 1945.

Une de ses caractéristiques les plus appréciées était sa cadence de tir, de 1 200 à 1 800 coups par minute. Elle rendait les différentes détonations indiscernables pour l'oreille humaine et le bruit de son tir ressemblait à une déchirure dans du tissu. Elle était aussi moins sensible à la poussière et plus légère avec 11,6 kg en configuration bipied. Sa cadence de tir provoquait un échaufement rapide du canon dont l'échange était réalisable en 6 à 10 secondes, et deux ou trois étaient fournis avec chaque arme, ce qui garantissait une cadence de tir pratique assez élevée. La MG42 pouvait être montée aussi bien sur les trépieds destiné à la MG34 que sur le nouveau modèle dessiné spécialement pour elle, le Lafette 42, pesant 20,5 kg. Son emploi sur les blindés fut cependant assez limité car la MG34 donnait satisfaction dans ce rôle, son canon plus lourd chauffait moins vite.

La société Mauser créa une Maschinengewehr 45 ou MG42V, qui utilisait non une culasse verrouillée mais l'ouverture retardée. Seul dix exemplaires furent produits avant la chute du régime nazi mais son système d'ouverture retardée par galet devint la base des armes de la sociéte Heckler & Koch.

La MG42, tout à la fois peu onéreuse, facile à produire en série, fonctionnelle et robuste, révolutionna l'univers des mitrailleuses au point que certains exemplaires capturés furent utilisés par les américains pendant la guerre. La possibilité de la monter sur bipied, trépied ou sur véhicule ainsi que son canon démontable en faisaient une arme plus polyvalente et mobile que les mitrailleuses alliées, sa cadence de tir très élevée était également un gage d'efficacité. Elle fut donc abondamment adoptée et sera source d'inspiration après le conflit.

La RFA utilise encore de nos jours une version rechambrée en 7,62 OTAN, produite après la guerre sous le nom de MG3par Rheinmetall. La Yougoslavie utilisait une copie au calibre originel, la Zastava SARAC M53, que d'autres pays adoptèrent également. Son système d'alimentation a servi de modèle à la M60 et à la " MINIMI " de la FN Herstal; son système de détente a été repris presque à l'identique (les pièces sont interchangeables) sur les mitrailleuses françaises " AA52 " et " AANF1 ".
Caractéristiques techniques MG42 originale
Verrouillage: par galets
Fonctionnement: par court recul du canon (action directe de la veine gazeuse)
Munition: 7,92 mm x57 (7,92mm Mauser)
Alimentation: bandes de 50 et 250 coups.
Longueur totale :1219 mm
Longueur du canon : 533 mm
Rayures du canon: 4 vers la droite
Poids : 11,5 kg sur bipied, 18 kg sur trépied léger antiaérien, 32 kg sur trépied d'infanterie
Vitesse initiale : 710 m/s
Cadence de tir théorique : 1200 à 1800 coups/min

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